Tandis que les cigales donnaient de la voix et que les cerveaux marseillais commençaient à fondre, Atelier BG a choisi de remettre une pièce dans la machine. Retour sur une soirée coup de cœur – improvisée mais pas bâclée – mêlant fanzine indé, monnaie alternative et engagement environnemental. À Marseille, évidemment.
Alors que l’été apparaît désormais en tout petit dans le rétroviseur, il est grand temps de revenir sur un événement des plus réjouissant qu’Atelier BG a eu le plaisir d’organiser au cœur de l’été. Le 26 juillet dernier, je tirais le rideau sur un premier semestre de haute voltige pour l’agence, le corps sur les rotules, mais le coeur comblé 🥲
Parce que former Spark Lab (et EQIOM) aux bonnes pratiques LinkedIn, organiser la Fresque des Hospitalités Marseillaises et créer et animer un cours de 20h de marketing digital & environnemental pour les étudiants de l’ESPI Marseille, c’est aussi exaltant qu’énergivore.
Nous sommes donc début juillet. La fatigue, et surtout l’envie de vacances, commencent à m’envahir. Les chants des cigales ont mis le volume au max, ce qui aurait dû m’inciter à réduire la voilure. J’ai pourtant fait le choix de remettre une pièce dans la machine et de m’offrir un dernier défi avant de partir en vacances. Mais alors pourquoi donc ?

Bordeaux-Paris-Marseille
Jeudi 10 juillet 2025, j’abandonnais les cigales pour monter dans le train direction Paris et rejoindre directement le TLM, dans le 19ème arrondissement de la capitale. Trois ans après la soirée de lancement du premier Climax Fanzine dans ce lieu qui n’était alors qu’une friche, toute l’équipe était de retour pour célébrer le lancement du 8ème numéro : Ambiance Scandale.
L’occasion de réaliser tout le chemin parcouru : à l’image du TLM, désormais totalement repimpé, Climax a lui aussi atteint l’âge de la maturité, avec une équipe renforcée, des bureaux « d’adulte » et surtout une belle notoriété construite à la sueur du front (garantie 100% indépendante, sans milliardaire capitaliste ajouté dans la formule).



Une soirée mémorable, où le son de la Fonky Family a tourné en boucle, touchant directement l’ego de mon petit coeur de Marseillais. Car quelques jours après se déroulait la teuf de lancement à Bordeaux : si le dernier numéro de Climax avait droit à ses soirées parisiennes et bordelaises, il aurait forcément droit à son édition marseillaise, surtout avec un intitulé pareil.
RÉ-GA-LADE
Sauf qu’on est au cœur de l’été. Il me fallait donc un partner in crime avec une actu forte, en lien avec la thématique du dernier fanzine, et pas effrayé par l’organisation d’un événement last minute.
Je n’ai pas mis longtemps à identifier le complice idéal : Sauvage Méditerranée. Un binôme parfait tant leur travail est une réponse concrète à une des dérives du capitalocène dénoncée dans le dernier numéro : le trafic de déchets. Sauvage Méditerranée lançait alors sa « Banque Sauvage ».
Ou plus exactement, un vélo cargo détourné en bureau de change mobile, qui est allé tout l’été à la rencontre des citoyens à Marseille pour les inviter à ramasser des déchets – en échange de quoi ils obtiendraient une pièce de Monnaie Sauvage, fabriquée en déchets recyclés utilisable dans une trentaine de commerces de Marseille, la Ciotat et même Toulon.
La Monnaie Sauvage, depuis plus d’un an, récompense les bénévoles des associations environnementales marseillaises 1 Déchet par jour, Mer Veille, Clean My Calanques et Zéro Waste Marseille. Elle est désormais ouverte à toutes et tous – habitants et vacanciers – qui peuvent l’utiliser dans les commerces partenaires. Chaque pièce dépensée génère un don de 5 euros réalisé par Sauvage Méditerranée à l’une des associations partenaires.
Il a suffi d’un petit coup de fil à Sébastien Magnan, ami et président de l’association, pour que la magie opère : en moins de 10 jours, on a conçu et diffusé une comm’, trouvé un lieu pour nous accueillir, la Brasserie Zoumaï. Et surtout réussir à faire salle comble.
Le reste : une soirée magique avec la présentation de la Banque Sauvage, une prise de parole de Christine Juste (adjointe au Maire de Marseille en charge de lʼenvironnement), la découverte du dernier numéro de Climax et un quiz d’anthologie.
Merci à la team Sauvage pour cette régalade, on remet ça quand vous voulez ! Et big up à Camille Gestin en charge de la boutchique, qui a vendu l’intégralité du stock de fanzines et de posters 🤩








