40 heures de cours de marketing digital et environnemental, deux promos motivées, une visite qui bouscule, six agences fictives (mais pas tant que ça) et des tonnes de bons souvenirs. Atelier BG a sorti le vidéo-proj et le stylo Bic à l’ESPI Marseille – pour parler immobilier responsable, stratégie de contenu, et impact écologique du numérique. Pas forcément dans cet ordre. Entre théorie, terrain et RSE bien réelle, cette intervention marque une étape forte dans l’enseignement du marketing environnemental à l’ESPI Marseille.

Digital, inbound, environnemental : le cocktail maison

Pour structurer les apprentissages et comprendre le marketing digital, un fil rouge a servi de boussole : les grands principes de l’inbound marketing. Objectif : comprendre comment attirer plutôt qu’imposer, comment créer de la valeur plutôt que pousser un message.

Et ce choix n’a rien du hasard dans ce cours aux accents environnementaux. L’inbound s’accorde parfaitement avec une vision responsable du marketing et de la communication. Pas de promesse creuse, pas d’agressivité publicitaire : on part des besoins réels de ses audiences, on leur parle vrai, on leur propose des contenus utiles et concrets, et on laisse le temps faire son travail.

Une approche plus douce, plus respectueuse – et plus durable. Exactement ce que les pros de demain de l’immobilier doivent pouvoir manier face aux enjeux de la crise climatique.

Six agences RSE imaginées de toutes pièces (mais sans bullshit)

Le deal était simple : constituer 6 groupes afin de créer de A à Z des agences immobilières fictives, mais crédibles, désirables, responsables. Branding, positionnement, engagement RSE, stratégie éditoriale… Tout devait être pensé avec les codes du réel, mais la liberté du jeu.

Répartis en équipes, les étudiant·es se sont prêté·es à l’exercice avec sérieux et inventivité. À la clé, six présentations pleines de personnalité, défendues devant un jury final composé des très affûtés Matthieu Salvaresi Mercinier, architecte associé chez kern+associés, et Floris VAN LIDTH, gérant de l’agence immobilière Vue sur Vert. Résultats : de belles copies, un jury ravi du déplacement et des notes généreuses.

Une claque numérique signée EVA

Impossible de parler transition sans parler numérique. C’est donc à Vitrolles, dans les locaux d’EVA – pour Entreprise de Valorisation Adaptée – que les étudiants ont vécu l’un des temps forts du parcours. Cette structure, à la croisée de l’économie sociale et de la tech responsable, agit concrètement sur tous les fronts : inclusion professionnelle de personnes en situation de handicap, collecte et reconditionnement d’équipements informatiques, effacement sécurisé des données, redistribution en circuits courts…

En somme, un concentré d’impact positif. Ici, on ne parle pas de recyclage au futur conditionnel, on le vit au présent. Les étudiants ont pu suivre tout le cycle : du déchet électronique au matériel remis en circulation, en passant par les gestes métiers, les outils de traçabilité et les enjeux réglementaires.

Une immersion qui a permis de constater concrètement l’impact du numérique tant nous étions entourés d’objets du quotidien. Mais aussi de saisir, de manière très directe, ce que signifie « réduire l’impact du numérique » quand ce n’est pas juste une phrase dans une charte RSE. Le genre de détour qui éclaire la route.

Une pédagogie cousue-main, avec Marseille en toile de fond

Pas de cours magistraux ici. L’approche privilégiée ? Apprendre en faisant, en testant, en confrontant. Avec du collectif, du sens, et l’envie de transmettre au-delà des slides du cours.

Une séquence entière a d’ailleurs été consacrée à l’impact environnemental du numérique. Mais pas question de distribuer des cartons rouges ou de sombrer dans l’angoisse climatique. L’idée, c’était plutôt de poser le décor (chiffres à l’appui) et de remettre les ordres de grandeur en perspective, via un jeu conçu pour ouvrir les yeux sans assommer. Une entrée en matière ludique mais structurante, qui permet de comprendre où l’on en est… sans s’entendre dire qu’on est fichus.

Mention spéciale aux facilitateur·ices du quotidien : Marion Soustelle pour l’organisation au cordeau, Aurore Diezma pour avoir soufflé le bon nom au bon moment, et bien sûr les promos pour leur énergie, leur créativité, leur capacité à faire des pas de côté, et leur tolérance au franglais marketing.

Prochaine étape : la saison 2 (et quelques autres surprises)

Ce genre d’intervention, c’est un peu de sensibilisation, et beaucoup d’engagement. Une manière de contribuer, à hauteur d’agence, à la transformation d’un secteur clé et à la diffusion d’un marketing environnemental bien ancré à l’ESPI Marseille.

Spoiler n°2 : la suite est déjà dans les tuyaux.