C’est la grande classe, le Monde parle de notre « travail » ! L’occasion pour Bruno de revenir sur ce compte satirique qu’il anime depuis 2022, entre gène et désespoir.

Je ne vais pas vous mentir : après 3 années à traquer le bullshit, j’en avais un peu marre de me pincer le nez à chaque plongée dans cet enfer pétri de bons sentiments nommé LinkedIn. Sans parler du fait de devoir publier sur X – la plateforme où DHOL officie – réseau social autrefois sympathique tombé aujourd’hui sous l’emprise de son nouveau PDG au bras tendu. En novembre 2024, je décidais de mettre Disruptive Humans of LinkedIn en pause.

Retour sur un ovni satirique : comment DHOL est tombé entre mes mains

Ce n’était pas de gaité de coeur. Déjà parce que la gestion du compte constitue l’un des cadeaux les plus stylés de mon existence. En 2022, les créateurs de DHOL souhaitent prendre leur retraite et confient leur bébé à l’équipe Tech Trash – Dan Geiselhart et Lauren Boudard. N’ayant pas le temps de s’en occuper, les deux co-fondateurs de la célèbre newsletter décident de me l’offrir. Le rêve devint réalité : je prends les manettes d’un compte que je suivais assidûment.

Je me fixe alors une règle simple : le rythme sera « tranquille », à raison un tweet max par semaine. Il ne fallait pas que ce nouvel hobbie aspire trop de mon temps et de mon énergie. Et la magie a vite fonctionné : le compte passe rapidement de 40 à 100 000 abonné·es, avec 2023 et ses 14 millions de vues des tweets comme apogée .

La méthode : dénicher le meilleur du pire, et dénoncer les mécanismes plutôt que les personnes. Car j’ai envie de croire que c’est le fonctionnement de la plateforme (plutôt que le reflet de l’âme humaine) qui incite à tant de prises de paroles hors-sol. Les discussions en vase clos et la volonté de toujours apparaître sous ses meilleurs attributs en sont les moteurs principaux. D’où le recours à l’anonymisation de toutes nos publications. Vous comprendrez aussi aisément pourquoi le compte n’existe pas sur LinkedIn.

Cette période bénite, a attiré l’attention de nombreux médias* : L’ADN, 20 Minutes, France Inter, BFM Business, Bon pote, Presse Citron, ou encore L’Obs. Puis vint octobre 2025 et le coup de fil de Margherita Nasi, journaliste au Monde.

*Pour retrouver la revue de presse DHOL, cliquez ici puis sur les logos des médias

Petite typologie du bullshit LinkedIn — et autres joies dystopiques

DHOL Le Monde disruptive humans of linkedin

Alors en pleine exploration du monde dystopique de LinkedIn, elle me contacte pour avoir l’avis d’un « insider ». Car elle avait du mal à croire ce qu’elle voyait. Pour l’aider dans son travail, je suis retourné lire mes tweets pour lui proposer ma propre vision des catégories de bullshit que j’ai pu observer :

Résultat 1 : un article pépite, Comment LinkedIn a transformé nos vies en entretien d’embauche permanent (article payant, mais dispo ici, allez c’est cadeau).

Résultat 2 : la flamme se rallume, la motivation aussi. C’est décidé : DHOL est back dans les bacs, sur X (pour ne pas abandonner le terrain), mais aussi sur Insta et BlueSky.

Cher lecteur, chère lectrice, si tu lis ces mot, tu sais qui contacter si tu te retrouves nez à nez face à un post qui sent mauvais. Ou si tu souhaites te venger de ton ex patron·ne toxique.