C’était la Pirate Party marseillaise… signée Atelier BG
Le Récif Marseille affichait complet jeudi 30 janvier 2025. Une soirée pluvieuse et venteuse durant laquelle une bande de Marseillais·es et ami·es de l’Atelier BG s’est retrouvée, bravant la tempête tel·les des pirates face à la houle. Pour quoi faire ? Célébrer la sortie du 6ème numéro du plus beau des fanzines !
Après une première grande fête de lancement à Paris au Point Éphémère, et un p’tit dej bordelais au kiosque Basta, cette édition consacrée à « L’Utopie Pirate » ne pouvait pas ne pas faire étape du côté de Marseille la rebelle. Une soirée qui a permis de célébrer les 3 ans du média plus chaud que le climat en introduction, et qui s’est clôturée par un quiz « Questions pour un·e pirate » légendaire.
Mais comme à chaque soirée Climax organisée par Atelier BG, il était aussi question de faire un lien entre thématique du dernier numéro et militantisme local. Il nous a donc paru évident de solliciter des structures marseillaises en lien avec la mer, et mettre en avant leurs combats.
Les pirates de la Table Ronde
La soirée a ainsi été marquée par une table-ronde qui nous a fait passer du rire aux larmes, grâce aux interventions de 5 pirates phocéen·es aux anecdotes multiples :
- Mathilde Clément, qui fait de la dépollution en apnée avec l’Association Mer Veille, et le coffre-fort qu’elle a récemment remonté des fonds marins. Oui oui, un vrai de vrai comme dans les films.
- Sylvain, activiste chez Libres Nageurs et Rendez La Digue et ses drapeaux pirates brandis lors de manifestations anti JO. Mais aussi, l’histoire de son requin gonflable injustement réquisitionné par la police.
- Sophie, corsaire intrépide du collectif Stop Croisières, et le récit de ses assauts de navires à bord… de kayaks. Le collectif serait même à l’origine du récent abandon d’un projet de croisière de luxe d’une boîte américaine. Est-ce qu’on leur tirerait pas notre chapeau de pirate ?
- Claire Mailloux et sa participation à un concours de radeaux cet été sur un lac du Cantal. Un programme 100% utopie pirate avec son lot d’histoires improbables. Comme le cacamaran, un bateau dont on vous laisse devenir l’utilité 🤫
- Enfin, Manon Rivière, engagée chez SOS Méditerranée. Elle a évoqué une année 2024 compliquée pour l’association, avec des autorités italiennes devenues expertes en manipulation juridique pour saboter leur travail. Une histoire émouvante qui nous rappelle que les pirates ne sont pas toujours celles ou ceux que l’on croit…
Après toutes ces émotions, on a trinqué à la piraterie, à l’engagement et à la liberté.









